vendredi 27 mars 2015

Le Dernier bar avant la fin du monde, repaire parisien de la culture Geek.


En début d’année 2014 je vous avais présenté un bar qui m’avait beaucoup déçu en misant essentiellement, et sans succès, sur un cadre original et ambitieux. Cette fois-ci je voudrais vous parler d’un établissement qui, lui, a parfaitement réussi : le Dernier bar avant la fin du monde. Lieu de rassemblement des adeptes de la culture Geek, ce bar, haut en couleur, a su se montrer très largement à la hauteur de ses ambitions. Découvert avant même son ouverture officielle, dans sa version « Béta », en aout 2012, ce bar m’avait laissé une impression très mitigée. C’est en répondant, plus de deux ans après, à l’invitation insistante d’un ancien collègue de travail, que j’ai donné une nouvelle chance ce lieu situé à deux pas de la place du Châtelet. Bien m’en a pris.


Parlons d’abord du cadre car il s’agit de la véritable plus-value de l’établissement. A l’entrée vous être accueilli par une maquette du Faucon Millenium. Sur votre droite vous pénétrez dans la salle principale où se trouve un imposant zinc. Confortable et accueillante, elle est abondamment décorée avec des posters, dessins, stickers et autre figurines inconnues. En revanche, impossible de rater la statue du Gremlins qui trône fièrement à l’extrémité du zinc.

Problème, la salle est pleine à mon arrivée. Le serveur me propose d’aller m’installer au sous-sol. C’est la grande différence avec ma précédente visite, les sous-sol ont été aménagés ! Celui-ci est très différent. L’atmosphère chaude du rez-de-chaussée laisse place au ton bleu-gris très froid d’un vaisseau spatial. La décoration est cette fois minimaliste ; deux grands écrans diffusent en boucle des bandes annonces de films d’Action, d’Heroic fantasy, de Science-fiction ou même de jeux vidéo.

Avec un cadre extraordinaire et malgré des consos très ordinaires, ce bar est un lieu de vie où l'on passe un bon moment.


C’est à ce niveau que ce situent les toilettes. Immanquables si vous passez dans ce bar, en tous cas pour ces messieurs. En effet, les urinoirs ont la particularité d’être équipés de bornes de jeux vidéo ! Et pas n’importe lesquels puisque c’est la puissance et la précision de votre jet qui vous permettront de bien vous débrouiller dans cette activité inédite. Geeks jusqu’au bout du zizi !
 
Surprise ! Un troisième niveau est ouvert aux heures d’affluence au second sous-sol. Un second bar décoré en hommage à Blade Runner vous évite d’avoir à remonter les deux étages pour aller chercher votre conso. Ouf ! Le reste de la salle se prolonge en un sombre couloir débouchant ici ou là sur de petites alcôves surprenantes. Vaisseau spatial, antre de vampire… pour déboucher dans une pièce un peu plus grande décorée sur le thème de Game of Thrones.

C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce qu’on boit et qu’est-ce qu’on mange ? Et bien, à la fois pas mal de choses et pas grand-chose… La carte est en fait un journal à déplier. Au menu, des sandwiches, des assiettes à partager et des desserts. Le tout renommé à la sauce geek. Idem pour les cocktails et les shots. Malgré le choix, je reste assez déçu, les boissons sont un peu chères (l’happy hour se termine à 19h !), les plats inscrits à la carte ne me conviennent pas vraiment non plus. Les shots, eux, sont assez sympas. Originaux et bons ils sont proposés en pack « Tortues Ninja », « Chevaliers du Zodiaque »… ou à l’unité. Mais à 15€ les quatre et 4€ le shot unique, c’est également assez cher. Les prix s’expliquent aisément par le cadre et le quartier dans lequel nous nous trouvons.

Au-delà des prix et des produits proposés, il faut reconnaître l’incroyable investissement effectué pour obtenir un cadre proche du fantastique. D’ailleurs lorsque l’on reste installé un moment, on voit pas mal de gens passer dans les salles en touristes découvrant les lieux et à la recherche des petits trésors cachés comme R2D2, le défibrillateur Pikachu ou les masques Anonymous à n’utiliser qu’en cas de révolution…


Guillaume



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