mardi 1 novembre 2016

Le Bistrot Paul Bert, un restaurant traditionnel de qualité, généreux, mais assez cher.


Paris comptait, il y a encore une cinquantaine d’année, un très grand nombre de bistrots. Les parisiens modestes se retrouvaient dans ces lieux de vie à tous moments de la journée pour boire un demi ou un ballon et pour casser la croute. Avec l’apparition progressive des fast-foods, ce type d’établissement a peu à peu disparu pour revenir à la mode il y a une dizaine d’année sous un format légèrement différent. Désormais le bistrot est un restaurant où l’on sert une cuisine traditionnelle de qualité, mais à des prix plus élevés attirant les parisiens plus aisés et les touristes en quête d’art de vivre à la française. Le bistrot Paul Bert, installé dans la rue du même nom dans le 11ème, est un digne représentant de cette catégorie.


Les ingrédients du Bistrot Paul Bert sont simples : une cuisine traditionnelle française qui met en avant la qualité et la fraîcheur du produit, la simplicité, et la générosité dans les plats. Vous ajoutez à cela un cadre à base de mobilier en bois sombre, de baies vitrées avec stickers anciens, de murs de briques, de grosses banquettes, de sol en faïence et de vieilles affiches sur les murs et vous obtenez le cliché du bistrot parisien des années 50.

Dans l’assiette c’est pareil ! Du classique mais du très bon. On commence avec un Carpaccio de bœuf avec champignons, roquette, câpres et copeaux de parmesan. C’est fin, frais, goûtu et légèrement croquant. Vient ensuite le Porcelet pomme nouvelle et abricot sec. On nous sert deux beaux morceaux d’une viande délicate, à la peau légèrement caramélisée qui ravit nos papilles et remplit allègrement notre estomac. Il n’y a plus de place pour le Soufflé Grand Marnier. Il faut pourtant en trouver parce que ce classique de la maison le mérite amplement. Gourmand et élégant, il fait honneur à la pâtisserie française. Ce n’est pas moi qui le dit mais nos voisins de table, une famille de touristes américains émerveillés par autant de générosité dans un dessert à l’allure aussi basique.

Malheureusement la dernière note de notre repas est plutôt salée. Ce menu, certes gargantuesque, coûte tout de même 41 euros ! En comptant une bouteille de vin à 40 euros, la moins chère de la carte mais tout de même excellente, on s’en sort à presque 50 euros par tête. Il est triste de constater que seules les recettes et le cadre ont gardé leur simplicité, car en dépit d’un service très sympathique, ce type d’établissement n’a plus rien à voir avec l’esprit d’origine. Il n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir d’une époque révolue qu’il est désormais peu aisé de s’offrir.

Guillaume


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