vendredi 5 juin 2015

Le Paloma : un bar d'habitués inhabituel


L’un des plus petits bars de la rue Jean Pierre Timbaud, tenu depuis peu par Léa, a tout pour attirer les parisiens en quête de lieux insolites. Son cachet vieilli et arty en séduira plus d'un, et il ne sera pas sans vous rappeler l'Imprévu ou le Marlusse et Lapin : des fauteuils dépareillés et élégants, un papier peint désuet et écorché, une jolie collection de photos, articles de presse et affiches musicales 60's, une lumière douce, et cette odeur de citron vert si particulière des bons bars à cocktail... Oui, le Paloma est tout à fait le genre d'endroit qui vous fait vous arrêter (même sous la pluie sans parapluie) et vous dire « Oh mais c'est tout mignon là-dedans ! ».


Le lieu a certes une décoration vintage qui tombe à pic, mais il n'est pas qu'un simple petit bar branché. D'ailleurs, ce n'est pas un bar branché : Léa nous prévient : « Ici, c'est une clientèle un peu particulière. » Ah oui ? Les artistes venant se désaltérer avant leur spectacle à l'Alimentation Générale ? Non, les habitués du quartier. Oui, ces drôles d'oiseaux qui viennent tout naturellement lui claquer la bise et boire leur demi après le travail. Des autochtones ! C'est encore mieux. Cet indice de confiance des habitants de la rue nous donne encore plus envie de goûter les cocktails. Des grands classiques et des créations se côtoient sur la carte, au doux prix de 5€ en happy hour. Nous testerons deux créations, El Diablo et The Pornstar. On dirait deux noms de scène ! El Diablo, fort en citron et en gingembre, rafraîchit et incendie la langue, il porte bien son nom. The Pornstar, doux et addictif, à base de vanille et fruit de la passion, est parfaitement équilibré. Les deux meilleurs cocktails que j'ai bus depuis longtemps !

Le lieu favorise l'intimité des clients, en couple ou en petit groupe d'amis, créant de petites alcôves confortables où l'on déguste son verre au rythme d'une playlist éclectique. Un découverte que l'on a plaisir à partager avec vous, mais qu'on aimerait bien garder secrète !

Margot


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