jeudi 7 mai 2015

La Braisière, restaurant simple, goûteux et inventif.


Le 17ème est un de ces arrondissements de la capitale où l’on peut tomber, au détour d’une rue, sur une belle surprise gustative. Quartier résidentiel et assez chic, il abrite pourtant beaucoup de restaurants dont certains ont vu leur nourriture récompensée par une ou plusieurs étoiles au célèbre guide Michelin. C’est le cas de La Braisière, établissement gastronomique dirigé par le chef Jacques Faussat depuis son ouverture en 2002 à deux pas du métro Malesherbes. Invité par un ami à découvrir la cuisine gasconne de cette table reconnue, j’ai été séduit par la mise en avant des valeurs défendues par le chef : respect du produit et authenticité


En arrivant sur place, nous sommes accueillis par le très aimable serveur qui va nous accompagner tout au long du repas. Il prend nos manteaux et nous mène à notre table située au milieu de l’unique pièce du restaurant. Décorée sobrement et dégageant une certaine douceur, elle est à l’image de l’état d’esprit insufflé par le chef, pleine de simplicité.

D’humeur gourmande, j’opte pour le menu de saison à 40€. Pour lancer les débats je me laisse tenter par un verre de Pacherenc-du-Vic-Bilh moelleux de 2013. Parfaitement équilibré malgré son jeune âge, ce vin a l’avantage de ne pas être trop puissant en début de repas. En outre, il s’accorde parfaitement avec mon entrée, un Gâteau de pomme de terre au foie gras. Gourmand et particulièrement goûteux, ce 'gâteau' se présente sous la forme d’une part de pâté de campagne recouvert d’une crème au champignon légèrement poivrée. La pomme de terre et le foie gras s’entendent comme larrons en foire, la première venant adoucir la puissance du second.

Des plats originaux avec des produits simple, c'est la force de La Braisière.


Mon camarade a choisi le Cappuccino de poules faisanes à la châtaigne, une surprenante émulsion de bouillon de laquelle se dégage un bel arôme de café et qui contient quelques morceaux de châtaigne. Une entrée particulièrement originale qui nous plonge dans l’atmosphère de la grande cuisine française.

Arrivent ensuite nos plats. Annoncé à la dernière minute dans notre menu, il s’agit d’une Epaule d’agneau de lait des Pyrénées sur un lit de topinambour, petits légumes et dés de jambon. La viande est excellente. La peau, un peu grillée, est légèrement caramélisée, cela lui donne un goût à la fois croquant et fondant. Je suis, en revanche, moins convaincu par les légumes proposé en soutien de l’agneau.

C’est l’heure du dessert, la fameuse Croustade du pays gascon. Moelleux à souhait, ce gâteau est un régal pour le bec sucré que je suis. Assez copieux, il est accompagné d’une confiture de vieux garçon, malheureusement servie en quantité trop restreinte. Moi qui me faisais un plaisir de mélanger les saveurs de fruits rouge à celle de la pomme… Autre petit point négatif pour ce dessert, il est servi au format « part de tarte ». C’est un banal triangle que l’on retrouve dans notre assiette là où l’on aurait espéré une présentation plus originale pour un restaurant étoilée. C’est un peu dommage car la croustade en elle-même est absolument délicieuse.

A la fin du repas, nous sommes sollicités pour donner notre avis au chef lui-même, venu saluer les convives. J’ai surtout l’occasion de le remercier pour l’excellent repas que nous venons de manger. Simple goûteux et inventif !


Guillaume

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