mercredi 15 avril 2015

David Bowie Is à la Philharmonie.

©DuffyArchive&TheDavidBowieArchive
Beaucoup de choses ont été dites sur l’exposition David Bowie Is visible en ce moment, et jusqu’au 31 mai, à la Philharmonie de Paris. La principale est ce consensus qui se dégage autour de sa qualité. Exceptionnelle, innovante, à l’image de l’artiste aux multiples facettes… Je suis globalement d’accord avec ces éloges, cependant il y a tout de même certaines choses qui m’ont un peu moins plu. Sans proposer au visiteur une véritable cohérence, l’exposition se penche sur le processus créatif de Bowie, icône de la culture moderne des 50 dernières années. Inclassable car en perpétuel évolution, il obtient son statut grâce à une justesse permanente et une incroyable anticipation des tendances. Retour sur ce qui est déjà considéré comme l’expo parisienne de l’année.


Présentée dans une version légèrement remaniée, par rapport à ce qui a été montré à Londres en 2013, cette exposition rassemble plus de 300 pièces. On retrouve ainsi des costumes originaux, des textes manuscrits (de chansons ou autres pensées), des photographies, des clips vidéo, des pochettes d’album, des décors de scène, et même des instruments de musique ayant appartenu à l’artiste. Certains de ses objets proviennent directement des archives personnelles de Bowie qui s’est toujours qualifié de « grand collectionneur ».

Une expo à l'image de l'artiste... Exceptionnelle.


 ©Victoria and Albert Museum
Le visiteur se ballade donc dans les différents univers de Bowie accompagné d’un astucieux système d’audio guide déclenchant des pistes audio bien précises en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Malheureusement, l’espace offert par la Philharmonie est un peu juste. L’expo est ultra dense et, parfois, se décaler d’un pas pour laisser passer quelqu’un entraine un changement de piste.

©Sukita/TheDavidBowieArchive
Cette exposition nous apprend énormément sur l’univers de David Bowie, toutefois je reste un peu sur ma faim en matière de musique. En effet, à l’exception de Space Oddity, Starman, et dans une certaine mesure la période Plastic Soul, peu de place est laissé à ses inspirations musicales et à son processus de création. C’est bien dommage car sa musique et ses textes restent, selon moi, la base de son univers et de son succès.

En s’intéressant véritablement aux documents présentés, on passe facilement deux bonnes heures dans cette expo. C’est un bel exploit que de parvenir à conserver l’attention des visiteurs (surtout la mienne) aussi longtemps. Un défi relevé sans difficulté par cette superbe rétrospective. A voir absolument !


Guillaume

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