samedi 28 février 2015

Rétrospective Jeff Koons au Centre Pompidou, à la découverte de l'artiste star de ces dernières années.


Jeff Koons est probablement l’un des artistes contemporains les plus renommés mais également l’un des plus controversés.  Au cours des 35 années de sa glorieuse carrière, il a su bousculer le monde de l’art en défiant constamment la critique et en remettant en cause avec habileté la notion de valeur artistique. Le Centre Pompidou a souhaité le mettre à l’honneur en présentant une rétrospective de sa carrière débutée à la fin des années 70. Très haute en couleurs, cette exposition, visible jusqu’au 27 avril 2015, nous permet d’en apprendre un peu plus sur un artiste dont le nom est presque plus célèbre que les œuvres.


Cette rétrospective, comme son nom le laisse entendre, présente chronologiquement un panel représentatif de l’œuvre de Koons. Fonctionnant par séries, l’art de Koons est basé sur la représentation. Il s’appuie sur des archétypes et des motifs familiers qu’il récupère dans la culture populaire de masse. C’est ainsi que l’on retrouve dans un premier temps des jouets gonflables, des appareils électroménagers et des ballons de baskets. Tous mis en scène sans raisons apparentes et malheureusement sans explication pour nous le faire comprendre. Par la suite nous est présentée la série Luxury et Degradation. Koons explore la stratégie publicitaire, fait réimprimer sur toiles des affiches de marques et réalise des réplique en acier inoxydable d’objets liés à la consommation de masse.

L'expo présente à la fois des œuvres très connues mais aussi des pièces nettement moins accessibles qui retracent l'évolution de la carrière de Koons.


Les séries suivantes sont marquées par les sculptures les plus célèbres de l’artiste. Rabbit (1986), Michael Jackson and Bubbles (1988) et surtout Balloon Dog (1994). Ces œuvres font entrer Koons dans la catégorie des artistes cultes qui laissent une trace dans l’histoire de l’art.

Viennent ensuite les travaux plus récents de Koons, avec notamment les séries Popeye et Hulk Elvis. Si la première est assez intéressante car atteignant « un niveau d’illusion confondant », la seconde me satisfait moins car impossible de comprendre le but poursuivi par l’artiste. La dernière pièce présente les dernières séries en date : Antiquity et Gazing Ball dans lesquelles, Koons se rapproche de la sculpture classique en reprenant des chefs d’œuvre de l’antiquité grecque ou romaine agrémentées d’une étrange boule bleue.
 
Malgré les quelques panneaux explicatifs placés au début de chaque série, on a un peu l’impression d’être laissé à l’abandon sur ce qui nous est présenté dans cette rétrospective. Comme si l’on avait souhaité nous faire apprécier les œuvres pour leur apparence visuelle et non par le biais d’une interprétation dirigée. Au final, l’utilisation de matériaux traditionnels mais aussi de techniques de pointes rend cette exposition assez distrayante mais je reste un peu déçu par l’ensemble de ce que j’ai vu. Vous avez jusqu’au 27 avril pour vous faire votre propre avis.


Guillaume






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