mardi 17 février 2015

Le Dirty Dick, un Tiki branché en plein Pigalle.


Le quartier de Pigalle est en permanente évolution. Son passé sulfureux a laissé place à un monde beaucoup plus lisse. On peut même aller jusqu’à dire que c’est désormais un quartier branché de la capitale. Beaucoup de gérants de bar ont profité de la fermeture de boites de striptease ou autres bars à hôtesses pour investir dans des établissements plus respectables tout en gardant le côté glamour des lieux. C’est le cas du Dirty Dick. Ce Tiki haut en couleurs, installé dans SO-Pi, a su conserver le nom et l’imposante devanture de son prédécesseur. Intimidant au premier coup d’œil, ce bar est en fait un symbole de joie et de bonne humeur.


Si vous êtes un lecteur régulier de Parisian Walkways, vous connaissez l’esprit Tiki. Le Dirty Dick est, en effet, le troisième bar parisien, que nous vous présentons, à reprendre le concept. Au détail près, qu’au Dirty Dick on n’a pas fait les choses à moitié !

La déco vous transporte complètement dans l’univers Polynésien tel qu’il fut à la mode dans l’Amérique post seconde guerre mondiale. On trouve des chaises hautes en bambou, des murs recouverts de fresques représentant des décors de cartes postales, un fauteuil Pomare en rotin, un aquarium et un totem. Ajoutez à cela une bande son mêlant musiques traditionnelles et Rock-a-Billie, ainsi que des barmen en chemise hawaïenne et vous sentirez la brise des îles du Pacifique sur votre visage… C’est un peu kitch, mais tellement agréable.

Plongez dans l'ambiance envoûtante des îles du Pacifique.


Côté boisson, c’est un mélange de classiques du genre et de création qui nous est proposé. On retrouve les Maï Taï, Zombie et autre Missionary Downfall chers à Don The Beachcomber et Trader Vic’s, pionniers du Tiki Lifestyle. Certains sont d’ailleurs servis dans un volcan en flamme ou dans un énorme coquillage… Je commence à bien connaître ces cocktails, alors je décide d’opter pour le Marredo Daiquiri, la dernière création locale vendue 12 euros. Servi dans une noix de coco, il est fait à partir d’un Rhum Don Q « Fat Wash » à la noix de coco, d’ananas frais, jus de citron vert et sucre. Un vrai régal.

Mon barman, Guillaume (encore un), m’explique en quoi consiste cette technique dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là. Le « Fat Wash » consiste à faire infuser un produit (dégageant ainsi tout son gras) dans un spiritueux de votre choix, le congeler (seules les graisses vont se solidifier) et filtrer le tout afin d’obtenir un liquide clair parfaitement parfumé à l’arôme du produit de base, en l’occurrence de la noix de coco.

Après sa brève explication il retourne faire tournoyer ses shakers pour épater la clientèle majoritairement féminine du Dirty Dick. De bons cocktails, un cadre magnifique et de charmantes demoiselles… Que peut-on demander de mieux ?


Guillaume


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