jeudi 8 janvier 2015

Bar 4 Elements : Leeloo n’est pas là, il manque quelque chose à ce bar…*


Lorsque l’on décide d’ouvrir un établissement comme un bar ou un restaurant, on doit avoir plusieurs cordes à son arc pour s’assurer un certain succès. Certains choisissent de tout miser sur une carte irréprochable avec des produits frais et un savoir-faire à toute épreuve. D’autres préfèrent faire le choix d’un cadre tellement original et passionnant que le client reviendra forcément profiter de ce petit coin de paradis. Et peu importe, dans une certaine mesure, la qualité de ce qui sera servi. Après tout l’important c’est d’être dans un endroit unique avec son petit cercle d’amis. Tenter d’allier les deux n’est pas facile et surtout hors de prix, c’est la seconde voie qui a été choisie par le bar 4 Elements, établissement coloré et musical du quartier de République. Malheureusement sans succès...


Comme son nom l’indique, le bar 4 Elements utilise l’imagerie de philosophie naturelle des quatre éléments, l’eau, la terre, l’air et le feu, pour base de sa décoration. L’idée est excellente au point que lorsqu’une amie m’annonce qu’elle a décidé de fêter son anniversaire à cet endroit, je piaffe d’impatience en attendant de découvrir comment s’organise tout cela. Arrivés sur place, première déception, le bar est littéralement vide, nous sommes une veille de jour férié mais tout de même…

La salle principale n’est pas seulement déserte, elle est également dépourvue de mobilier. Seuls quelques tabourets transparents le long du bar composent la pièce. Cette salle est teintée d’une couleur rouge/orange très vive, elle représente, sans aucun doute possible, le feu. C’est à cet endroit que l’on fait la fête sous l’impulsion du DJ installé dans une petite cabine qui domine la pièce.

Le temps que nos camarades passent commande, je décide d’aller à la découverte des trois autres éléments annoncés. Au fond à gauche de la salle une lourde porte s’ouvre sur une pièce supplémentaire. Il s’agit cette fois d’un salon avec banquettes design et reposes-verre intégrés. L’atmosphère est différentes, on n’entend quasiment pas la musique et la faible lumière blanche donne des faux-airs de laboratoires, voire de vivarium avec des bullent de plexiglas qui contiennent des plantes vertes. Un large pouf en cuir vert rappelant la forme d’une feuille d’arbre et les stickers fleuris collés aux murs indiquent que c’est la terre qui est cette fois à l’honneur.

Une exploitation décevante du thème et un happy hours trop restreint font de ce lieu pourtant ambitieux un endroit très dispensable.


Une odeur de javel et un rideau en plastique transparent (!) me mènent, sur ma droite, vers l’élément suivant : l’eau. Et cela tombe plutôt bien car j’avais justement envie d’aller aux toilettes !!! A noter qu’on se lave les mains dans un lavabo central avec vue sur la salle représentant la terre (et réciproquement), la grande classe… En passant par la seconde sortie je retrouve la salle du feu. La boucle serait bouclée s’il ne manquait pas l’air. Sentant venir la grosse faute de goût (ou alors un humour décalé improbable) je comprends tout de suite que la salle représentant l’air est une salle pour fumeur. C’est bien le cas, le fumoir est au sous-sol

Cette décoration ne tient malheureusement pas la promesse que le nom de l’établissement nous laisse en droit d’espérer. Malgré quelques bonnes idées comme le salon « terre », ou le « feu » avec beaucoup de place pour ceux qui souhaitent danser, les deux autres éléments n’ont pas été exploités au mieux. Le rideau en plastique entre la « terre » et « l’eau » et l’assimilation de « l’air » à un fumoir sont de grosses fautes de goût qui sont, selon moi, totalement inacceptables.

Parlons un peu des consommations, la carte des cocktails est correctement garnie et présente un mélange de classiques et de créations vendus entre 10 et 13€. C’est un peu cher surtout en l’absence d’happy hour sur ces boissons. En effet, le rabais des heures joyeuses ne s’applique qu’au softs et aux associations « hard + soft », comprenez un alcool mélangé à un jus, un sirop ou un soda. Curieuse pratique…

Je conclurai cette expérience décevante en évoquant rapidement la présence quotidienne de DJs pour des soirées essentiellement electro, apparemment assez pointues. Etant donné que ce n’est pas non plus ma tasse de thé, je ne reviendrais probablement pas dans ce bar. Il ne dégage finalement aucun charme particulier malgré une belle idée de base. Peut-être qu’après tout c’est un peu d’amour qu’il manque dans ce bar « 4 Elements »*.

Guillaume


*Référence au film de Luc Besson, Le cinquième élément.

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