mercredi 26 novembre 2014

Au Zelda, le cocktail est roi et le client est un ami.


Vous êtes plutôt grand pub ou petit bar pour vos soirées ? La bonne réponse à cette question est sans aucun doute : « ça dépend ! ». Grosse réunion entre amis, petit verre à deux, match de coupe du monde, rendez-vous galant, toutes les ambiances ne sont pas forcément idoines et un mauvais choix est parfois synonyme de mauvaise soirée. On connait tous les grands bars dignes d’intérêt, en revanche on connait moins les petits bars qui méritent le détour. Véritables trésors cachés derrière une façade austère ou dans une petite rue déserte, ces bars se découvrent au gré d’une balade ou d’un bouche à oreille précieux. Indéniablement, le Zelda, appartient à cette seconde catégorie. Situé dans la très tranquille rue Bichat, dans le 10ème arrondissement, ce petit établissement répond parfaitement à nos attentes.


Après une expérience de barman en Angleterre, où il a passé plus de temps à servir des pintes qu’à préparer des cocktails, Laurent décide d’ouvrir son propre établissement à Paris. Après quelques mois de recherche puis de travaux, le Zelda est prêt à ouvrir ses portes.
« Nous avons tout changé, seul le nom du bar est resté. Il s’agit d’un hommage à Zelda Fitzgerald, une écrivaine alcoolique complètement folle. Ça m’a tout de suite plu. »
De folie, il n’en est pas vraiment question en ce qui concerne le cadre du bar. Relativement simple, il s’agit d’une salle toute en longueur avec un zinc assez imposant. La première partie, autour de ce dernier, se pratique sur tabourets hauts ou debout. La seconde est composée de quelques tables et chaises qui permettent de s’installer plus confortablement. Le tout dans une ambiance assez intime à dominante rouge. 

C’est du côté des consommations que la folie douce du Zelda s’exprime. Tout tourne autour du cocktail ou presque. Seules deux bières, assez bonnes d’ailleurs, sont disponibles à la pression. Une carte évolutive d’une douzaine de cocktails vendus entre 9 et 12 euros vous est proposée. 6 d’entre eux bénéficient jusqu’à 21h du tarif réduit à 7 euros. « Avec cette carte, mon objectif est d’offrir aux clients une gamme plutôt large de boissons mêlant des classiques revisités et des créations totalement originales. »

Pour ma part, j’ai pu tester deux cocktails. Le Chinatown un rafraîchissement à base de Gin Beefeater, de menthe fraîche et de Citron jaune ; et le Norma Jeane, une bombe sucrée composée de Rhum Angostura 1919, de sirop d’érable, de bitter vanille et de Citron vert pressé. Assurément mon préféré ! Pour les amateurs de spiritueux, le Zelda propose également des dégustations de rhums vieux et de whisky.

L’équipe du bar, très souriante, est toujours prête à vous écouter ou à vous parler de l’actualité du quartier. Et si vous êtes sympathique, elle vous proposera peut être de goûter à la dernière création qui n’est pas encore inscrite à la carte ou à un nouveau shot aux arômes improbables. Ça, croyez-moi, c'est vraiment agréable. 
« Je participe régulièrement à des concours, j’ai besoin de l’avis du plus grand nombre pour améliorer mes cocktails. » Parfois calme et d’autres fois absolument bondé, le Zelda permet de passer aussi bien des soirées tranquilles à deux que des soirées d’anniversaire à 30. Toujours convivial, l’endroit est avant tout un lieu de vie pour un quartier coincé entre les bouillonnantes République et Oberkampf, où se rencontrent habitués et personnes de passage.


Guillaume

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