mardi 20 novembre 2012

La Collection Werner, à ne pas mettre devant tous les yeux.

     Lorsque l’on m’a proposé d’aller visiter une expo au Musée d’art moderne de Paris je me suis dit que ça faisait un petit moment que je ne m’étais pas rendu au Centre Pompidou à Beaubourg. Il s’agissait d’une belle méprise puisque le Musée d’Art Moderne de Paris, le MaM, n’a rien à voir avec le Musée national d’art moderne situé en plein centre de Paris. Une confusion relativement pardonnable tant le MaM, situé dans le 16ème arrondissement à coté du Palais de Tokyo, souffre d’un déficit de reconnaissance comparé à son illustre concurrent. 
La collection Mickael Werner regroupe environ 900 œuvres et, pour fêter le don par le collectionneur allemand de 137 peintures et sculptures, le MaM expose l’essentiel de la collection jusqu’au 3 mars 2013.


L’intérêt de cette collection réside dans son originalité, on est en effet assez loin des expositions classiques que l’on trouve sur Paris. Les artistes représentés vont clairement à l’encontre de ce que l’on peut voir habituellement dans la peinture du XXème siècle. Les couleurs des peintures sont globalement sombres, les traits sont souvent flous, les coups de crayons heurtés et les sculptures informes. 

Bien sur on trouve des peintures qui retiennent notre attention, l’art étant subjectif je m’abstiendrais de parler de qualité... On citera notamment les toiles de Louis Michel Eilshemius et sa série de Nymphs, ou encore les peintures sur bois de Gaston Chaissac, particulièrement attirantes à l’œil. 

 Une collection privée réservée à un public averti.


D’un autre coté, des « œuvres » plus contestables sont également largement présentes. On oubliera aisément, entre autre, la série de dessins (questionnement personnel ?) de Robert Filliou, artiste français conceptuel, qui n’apporte pas grand-chose. 

La visite dure environ 2h et il faut avouer que l’on se perd un peu face à cette livraison brute d’œuvres parfois déroutantes. Je pense notamment à des portraits de représentants de la pensée socialo-communiste ou encore à des dessins érotiques allant jusqu’à la scatologie. La collection Werner est, au finale, difficile d’accès et semble plus destinée à des amateurs d’art avertis et pointilleux, ceux qui sont habitués des expos de ce style. Ce n’est assurément pas une collection qui pourrait intéresser quelqu’un qui découvre l’art ou qui n’est pas rompu à ce type d’expos. Les amateurs pourront ainsi apprécier le contenu de cette vaste collection hétéroclite jusqu’au mois de mars 2013. 

Guillaume.

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