mercredi 24 octobre 2012

Hawaiian dream in Paris

tiki-lounge.fr

      « Mois d’octobre » ou « Triste retour ». Ça pourrait être le titre d'un roman, mais certainement pas l'un de ceux qu'on aurait lu sur sa serviette de plage ou dans son jardin. Oui, le revoilà l'automne, saison redoutée pour sa rentrée mélancolique et ses pulls qui cachent notre bronzage  durement gagné ! L'été est trop court, mais plus à Paris désormais.

  
Vous pourrez prolonger la douceur de flâner le long du canal Saint Martin dans une paillotte non loin de là : le Tiki Lounge Bar. C'est un lieu pionnier à Paris, le premier bar hawaïen de la capitale, et ça fait du bien. Fleurs, suave pénombre d'aquarium tropical, senteurs de rhum, rockabilly et guitares distordues, serveurs dont la banane gominée ferait pâlir Elvis, boiseries et tableaux comme des fenêtres sur la mer... Nous accostons dans une toute autre contrée.
           
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Si vous avez de la chance vous pourrez, comme moi lors de mon escale, assister à un petit concert made in Hawaï, et on s'imagine pouvoir rejoindre Honolulu en métro. Il est très étonnant de voir ces parisiens, ces êtres réputés grisâtres et névrosés du klaxon, arriver en chemise à fleurs et petit panama sur la tête, tels ces bébés tortues sortant du sable de la capitale pour se révéler à nos yeux ébahis.
           
Le lieu est propice à l'alanguissement, aux chuchotements à l'oreille de sa vahiné et aux rapprochements des inconnus avec ses banquettes en tissu aux motifs colorés, grandes et moelleuses. De toute manière, pour trouver un peu de place, il faut se mélanger ! La rencontre de ces figures vaguement humaines à peine effleurées du regard est réconfortante, nous discutons avec un couple de graphistes tout juste revenus de leurs épousailles tahitiennes, qui appellent leurs amis musiciens, amis qui connaissent les membres du groupe qui joue ce soir, dont la chanteuse connaît la barmaid... C'est vivant, et intime.
           
En s’intéressant à la carte – nous venons tout de même pour ça ! – nous croisons des archipels bien connus : Mojito, Pina Colada, MaïThaï, Caïpirinha, Waïkiki Dream et quelques autres. Plusieurs cocktails sont à 5,50€ au lieu de 8, ce qui est très raisonnable selon moi, de 18h à 20h30. Dommage que les collations soient absentes, mais la perfection n’existe pas ! Mon choix s'arrête au Daïquiri Fraise, servi généreusement : c'est doux,  acidulé et ma tête tourne très vite, je suis conquise. Je voudrais me mettre à danser, comme à mon habitude dès qu'il y a un peu de musique, mais je suis déjà lovée dans les bras de mon explorateur. Tant pis, c'est un doux sacrifice. Nous sortons grisés et un peu titubants de cette plage artificielle, où je retournerai sans hésitation, et en toute saison.

Margot.

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